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PROVENCE
ET CÔTE DAZUR
À la découverte de la Provence
Entre
terre et mer
MOLLANS-SUR-OUVÈZE
13 km de Vaison-La-Romaine
Altitude : 285
Nombre d'habitants : 858

Mollans-sur-Ouvèze est bâtie sur un rocher au pied de la colline de Chatelard à l'entrée d'une gorge considérée autrefois comme la clef des Baronnies. Occupant le centre d'un hémicycle couvert d'oliviers, elle forme le fond d'une riche et fertile vallée.
C’est un village que l’on a tendance à traverser trop vite et dont on ne conserve habituellement que la vision fugitive d’un gros donjon perché sur un rocher ou celle d’un pont flanqué d’une fontaine à un bout et d’un beffroi à l’autre. Pourtant Mollans mérite un arrêt, une visite attentive, en s’attardant dans la partie haute, incroyable dédale fleuri où d'étroites ruelles se faufilent entre des jardinets perchés.
Ce Mollans, calme, amical, fleuri, empanaché d’un solide château aussi rassurant que carré, est bien différent du Mollans guerrier des siècles passés quand l’Ouvèze était une route naturelle dont Mollans était la « Porte » qu’il convenait de garder pour préserver la tranquillité à l’intérieur des Baronnies. De par sa position géographique, Mollans a toujours joué le rôle d’une authentique « Frontière » entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné, entre la riche plaine et la montagne sèche. Dès le Moyen Age, Mollans est une place-forte importante, ville fortifiée, avec deux châteaux, trois tours et un pont levis, l’ensemble protégé par une enceinte. Des défenses musclées qui témoignent d’une histoire mouvementée durant les guerres de religion.
Le village est adossé confortablement au relief des Baronnies qui le protège du Mistral et regarde à l’ouest les plaines du Comtat. Pays de vignes et de cultures maraîchères dans les vallées, c’est une terre d’oliviers, d’arbres fruitiers, de tilleul et de lavande que l’on découvre rapidement sur ses contreforts. S’étendant sur les deux rives de l’Ouvèze son pont médiéval peut être regardé comme un trait d’union entre ces deux cultures. Village à vocation agricole donc, mais aussi centre important de commerce et d’échanges comme en témoigne la grande foire annuelle de la Saint Marc au cours de laquelle dés le moyen âge et jusqu’au 19 ème siècle se vendaient les agneaux du haut-pays. Mollans fut également longtemps une cité industrieuse avec ses nombreux moulinages (de blé et d’huile), son élevage de vers à soie (l’un des plus anciens et des plus importants du canton) et ses nombreux commerces de la "Grande rue". Longtemps péage entre Comtat et Dauphiné, encore aujourd’hui frontière entre les départements de la Drôme et du Vaucluse, entre les régions de Rhône-Alpes et de la P.A.C.A., Mollans a toujours su profiter de cette situation pour enrichir son patrimoine et assurer une économie de tous temps prospère. Aujourd'hui,une cinquantaine de commercants, artisans et entrepreneurs maintiennent un ensemble d'activités dont le dynamisme économique est particulièrement florissant durant la période estivale.
La commune continue en effet de tirer l’essentiel de ses richesses de l’agriculture et principalement de la culture de la vigne et de la production de vin en appellation Contrôlée « Côte du Rhône ». Citons également une culture de terroir : Celle du « Coco de Mollans », un haricot blanc au goût subtil et savoureux auquel les habitants aiment à s’identifier non sans humour au sein d’une confrérie du même nom... ! ( « un syndicat pour les cocos ») . On notera également la présence sur la commune d'un luthier de réputation internationale. ("Poête, prend ton luth..." ).
Tous les ans début juillet "les peintres dans la rue" regroupe les artistes venus de toute part exposant ainsi leurs tableaux dans les ruelles du village.
A
VOIR / A VISITER
Vestiges préhistoriques et antiques
Cavités sépulcrales et industrie chalcolithique.
Nécropoles 2ème, sépultures gallo-romaines.
Architecture civile
Vieux village restauré.
Petites ruelles* voûtées et belles maisons.
Les 2 châteaux féodaux : l'un ruiné ; l'autre restauré ( peintures murales, cheminée sculptée).
Beffroi carré sur tour d'enceinte.
Fontaine polygonale du Dauphin* 1713 et lavoir couvert à arcades.
Fontaine 19ème surmontée d'une Marianne, près de la mairie ; fontaines 19ème : sous la voûte du perron de l'église, rue des Granges ; fontaine-abreuvoir, rue des Aires.
Pont* d'une seule arche.
Moulin à huile.
Hameau résidentiel du Pas-du-Ventoux.
Architecture sacrée
Eglise Saint-Marcel fin 18ème: portail surmonté d'un tympan sculpté ; boiseries du choeur 1819 ; chaire, maître-autel baroque en marbre, tableaux et peintures à fresques 19ème.
Petite chapelle Notre-Dame-du-Pont 1851.
Ancienne chapelle des pénitents 1743 (bibliothèque).
Eglise du prieuré Saint-Michel 18ème.
Chapelle Notre-Dame-la-Blanche, ancien prieuré séculier.
Chapelle Notre-Dame-des-Anges 16ème/17ème enclavée dans la grotte de la Baume, et ermitage.
Chapelles Notre-Dame-des-Lumières, Saint-André, Saint-Estève.
Sites:
Site* surnommé "la porte lumineuse des Baronnies".
Rives de l'Ouvèze et gorges du Toulourenc.
Bois de Bluye.
Grotte avec lac, fontaine minérale, sources salées.
LOISIRS
Marché : sam. Fête communale : dernier week-end de juill. Les peintres dans la rue : mi-juill. Pêche. Centre de loisirs du Pas du Ventoux (piscine, tennis, mini-golf...).
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